éducateur comportementaliste canin dans l’ouest lyonnais

Auteur/autrice : Olivier

  • Accueillir un chiot : quels apprentissages prioriser pour bien commencer ?

    Accueillir un chiot : quels apprentissages prioriser pour bien commencer ?


    Accueillir un chiot à la maison est un moment aussi excitant qu’intimidant. Entre la joie de l’arrivée et la volonté de bien faire, beaucoup de maîtres se posent la même question : par quoi commencer dans l’éducation de mon chiot ?

    La tentation est grande de vouloir lui apprendre tout, tout de suite : la marche en laisse, le rappel, la propreté, le « assis », le « pas bouger », etc. Mais attention : un jeune chien vient déjà de vivre un bouleversement énorme – il quitte sa fratrie, découvre une nouvelle maison, de nouveaux humains, parfois un nouvel environnement. C’est pourquoi il est essentiel de hiérarchiser les apprentissages pour ne pas le saturer.


    Pourquoi ne pas tout enseigner en même temps à un chiot ?

    Un chiot doit apprendre énormément de choses dans les premiers mois : les codes sociaux avec ses congénères, les règles de vie avec les humains, et la découverte du monde extérieur. Si l’on surcharge son cerveau d’informations, on risque de créer de la confusion, du stress, voire du découragement.

    L’éducation canine repose sur une règle simple : mieux vaut peu d’apprentissages, mais bien intégrés, que beaucoup d’exercices mal compris.


    Prioriser selon son mode de vie

    Chaque maître a un quotidien différent, et les apprentissages prioritaires ne seront pas les mêmes selon que l’on vive :

    • À la campagne : le rappel et la gestion des balades en liberté sont essentiels. Votre chiot doit rapidement comprendre qu’il est agréable et sécurisant de revenir vers vous.
    • En ville : la marche en laisse, la capacité à rester calme dans un environnement riche en stimuli (voitures, passants, bruits) et la socialisation urbaine seront prioritaires.
    • Pour les familles actives : apprendre à se poser et gérer les moments de repos est tout aussi important que l’activité.
    • Pour les maîtres débutants : instaurer des règles simples de vie à la maison (ne pas sauter, gérer les mordillements, apprendre la propreté) constitue déjà un énorme apprentissage.

    L’idée n’est pas d’enseigner tout en même temps, mais de cibler ce qui aura le plus d’impact selon votre style de vie.


    Quelques apprentissages de base incontournables

    Même si les priorités changent selon les familles, certains apprentissages sont universels :

    • La propreté, qui se travaille au quotidien avec patience et régularité.
    • La gestion des émotions : apprendre à se calmer après une séance de jeu ou lors d’une rencontre.
    • La socialisation : multiplier les expériences positives (humains, chiens, environnements, bruits).
    • Le rappel (même basique), qui est un véritable gilet de sauvetage pour la sécurité du chien.

    L’importance d’un accompagnement professionnel

    Il est normal de se sentir un peu perdu au début. Un éducateur canin peut vous aider à établir une priorisation claire adaptée à votre chiot et à votre mode de vie. Cela permet d’éviter les erreurs les plus fréquentes, comme vouloir tout enseigner en même temps ou utiliser des méthodes inadaptées.


    En résumé

    Quand on accueille un chiot, il est primordial de choisir ses priorités éducatives. En ciblant ce qui compte le plus selon votre mode de vie (ville, campagne, loisirs, habitudes familiales), vous facilitez l’apprentissage et vous aidez votre chiot à grandir sereinement.

    👉 Le mot d’ordre : ne pas saturer, mais structurer. Votre chiot a toute la vie pour apprendre, mais ses premiers mois posent les fondations de son équilibre.



  • Faut-il apprendre le « assis » à son chien ?

    Faut-il apprendre le « assis » à son chien ?

    Quand on adopte un chien, une des premières questions que l’on se pose est souvent : doit-on lui apprendre le « assis » ? Certains se disent que ça ne sert pas à grand-chose au quotidien. Pourtant, ce petit exercice cache de grands bénéfices !

    Un apprentissage simple et accessible

    Le « assis » est l’un des ordres les plus faciles à enseigner à un chien. En quelques minutes, avec un peu de patience et une récompense motivante, la plupart des chiens comprennent rapidement le geste attendu. C’est un excellent point de départ pour débuter l’éducation positive.

    Pourquoi apprendre le « assis » à son chien ?

    Même si le « assis » ne semble pas indispensable dans la vie de tous les jours, il présente de vrais avantages :

    • Mettre le chien dans une dynamique d’apprentissage : il découvre qu’il peut communiquer et collaborer avec son humain.
    • Donner envie d’apprendre : à travers un exercice simple et ludique, le chien réalise que l’apprentissage est une activité amusante et gratifiante.
    • Renforcer la complicité : chaque séance devient un moment de partage et de plaisir.
    • Préparer la suite : une fois le « assis » acquis, il est beaucoup plus facile d’introduire d’autres exercices (comme le « pas bouger » ou le « couché »).

    Un premier pas vers une éducation positive

    L’intérêt n’est donc pas tant dans le fait que votre chien sache s’asseoir à la demande, mais plutôt dans ce que cela ouvre comme possibilités d’apprentissage futur. C’est la porte d’entrée vers un chien qui aime apprendre, qui prend plaisir à interagir avec vous, et qui développe sa confiance.


    👉 En conclusion, oui, il est intéressant d’apprendre le « assis » à son chien. Ce n’est pas une finalité, mais un formidable tremplin pour découvrir ensemble le plaisir d’apprendre.

    FAQ : Tout savoir sur l’apprentissage du « assis » pour son chien

    À quel âge peut-on apprendre le « assis » à un chiot ?

    On peut commencer très tôt, dès l’arrivée du chiot à la maison, autour de 2 ou 3 mois. À cet âge, l’apprentissage doit rester court, ludique et positif. Quelques minutes suffisent pour poser les bases, sans jamais forcer ni répéter à outrance.

    Combien de temps faut-il pour apprendre le « assis » ?

    Chaque chien apprend à son rythme, mais la plupart comprennent l’exercice en quelques séances seulement. Avec de la régularité et des récompenses motivantes, le « assis » devient rapidement un réflexe.

    Quelle méthode utiliser pour apprendre le « assis » ?

    La méthode la plus simple est le leurre avec une friandise :

    1. Tenez la récompense devant le museau du chien.
    2. Levez doucement la main vers l’arrière de sa tête.
    3. Naturellement, son arrière-train va s’abaisser.
    4. Dites « assis » au moment où il s’assoit, puis récompensez immédiatement.

    Pourquoi le « assis » est-il utile ?

    Au-delà du geste, le « assis » est un formidable outil éducatif : il aide à canaliser l’excitation, facilite la gestion de certaines situations (attendre calmement, croiser d’autres chiens, patienter avant de traverser une route) et lance le chien dans une dynamique d’apprentissage positif.

  • Faut-il sortir son chien quand il pleut ?

    Faut-il sortir son chien quand il pleut ?

    La question revient souvent : doit-on vraiment sortir son chien sous la pluie ? La réponse est simple : oui, absolument ! En effet, il est important de se demander sortir son chien quand il pleut ?

    La sortie : un besoin fondamental

    La promenade n’est pas un luxe pour le chien, c’est un besoin vital. Elle lui permet de :

    • se dépenser physiquement,
    • stimuler son odorat et son mental,
    • explorer et s’enrichir de nouvelles expériences,
    • renforcer le lien avec son humain.

    La pluie ne change rien à tout cela. Après quelques pas dehors, vous constaterez souvent que… le chien s’en fiche ! Beaucoup adorent d’ailleurs l’odeur et l’ambiance particulière de l’après-pluie.

    Bien s’équiper, la clé de sorties agréables

    Pour que tout le monde y trouve son compte, il suffit d’un minimum d’organisation :

    • Pour le chien : éventuellement un manteau adapté s’il est sensible au froid ou à l’humidité (chiens fragiles, petits gabarits, poils courts).
    • Pour vous : un bon imperméable, des chaussures étanches, et la balade devient vite plus confortable.
    • Au retour : une serviette prête à l’entrée de la maison pour sécher votre compagnon.

    Les bénéfices… même sous la pluie !

    Sortir sous la pluie apporte aussi des avantages :

    • moins de monde dehors, donc des balades plus calmes,
    • des odeurs amplifiées par l’humidité, un vrai plaisir pour le chien,
    • un moment partagé où l’on apprend à relativiser et à profiter de l’instant présent.

    👉 En résumé : oui, il faut sortir son chien même quand il pleut. Ce n’est pas seulement une obligation, c’est une belle opportunité de prendre l’air, de renforcer votre complicité et de respecter les besoins fondamentaux de votre compagnon.

  • L’art de la pause en balade : pourquoi apprendre à ne rien faire est essentiel pour votre chien

    L’art de la pause en balade : pourquoi apprendre à ne rien faire est essentiel pour votre chien

    Quand on pense à la promenade de son chien, on imagine souvent un moment d’activité : courir, flairer, jouer, rencontrer d’autres congénères. Pourtant, il existe un aspect fondamental de la balade auquel on pense rarement : savoir se poser et ne rien faire quelques minutes.

    Pourquoi ces pauses sont importantes ?

    Dans notre quotidien, tout va vite. Nous avons tendance à appliquer ce rythme effréné à nos compagnons : « il faut que mon chien se dépense », « il doit marcher pour être fatigué », etc.
    Or, la balade ne se résume pas à une dépense physique. Elle est aussi – et surtout – un moment de régulation émotionnelle et de connexion avec l’environnement.

    Faire une pause permet à votre chien :

    • d’apprendre à se détendre dans un contexte stimulant,
    • de gérer ses émotions et de ne pas rester dans une excitation permanente,
    • de développer sa capacité d’observation et d’adaptation,
    • de renforcer sa complicité avec vous, dans un moment partagé de calme.

    Comment pratiquer ces pauses en balade ?

    Il ne s’agit pas de contraindre votre chien, mais de lui proposer un moment de calme :

    • Choisissez un lieu agréable (un banc, une clairière, un coin d’ombre).
    • Asseyez-vous ou restez debout tranquillement, respirez, profitez de l’instant.
    • Laissez votre chien s’installer à son rythme : certains vont se coucher rapidement, d’autres auront besoin de flairer avant de se poser.
    • Ne comblez pas le silence par des ordres ou de la stimulation : l’idée est vraiment d’apprendre ensemble à… ne rien faire.

    Les bénéfices au quotidien

    Peu à peu, ces pauses en balade aident le chien à :

    • mieux gérer l’attente dans d’autres situations (chez le vétérinaire, au café, en terrasse, en voiture),
    • gagner en sérénité face à des environnements riches en stimuli,
    • développer son autonomie émotionnelle.

    Et pour vous, humain, c’est aussi une opportunité de ralentir et de savourer la balade autrement.


    Dans l’Ouest lyonnais, j’accompagne les propriétaires de chiens à mieux comprendre leurs compagnons et à vivre des promenades équilibrées : riches en découvertes, mais aussi en instants de calme.